Catherine Deneuve incarne la bourgeoise enfermée dans une vie conformiste , entre retenue , distinction et non expressivité. Elle est pure mais apparait paradoxale : elle a soif d’envie, d’humiliation, de provocation, de mal. Pour cela, elle fréquente une maison close.
Histoire banale, mais qui laisse à Bunuel une grande liberté pour appliquer son ART : des plans magnifiques et parfois non logiques qui exposent clairement le contraste qu’est Severine. Elle se voue à la mort de son couple : d’ou les scènes de fusillade plus que magnifique et métaphorique ! Tout est lié , chaque détail, chaque intention..
Cela reste un film pudique à l’image de la bourgeoisie, mais avec les touches Bunuel, moins bien surréaliste qu’a son jeune âge ( cf Le chien Andalou avec S.Dali), c’est un bijou.