Ni road movie, ni film d'apocalypse comme on aurait pu le croire, Bellflower raconte une bromance et une histoire d'amour, bientôt déçu. Mais le film est aussi le portrait d'une génération, un peu beaucoup paumée, qui picole jusqu'à plus soif et qui dans des délires de plus en plus extrêmes...
Pour illustrer son propos, Glodell a choisi une esthétique radicale et totalement dans l'air du temps, une image à la lumière saturée, crasseuse et bourrée de filtres qui lui donne un air à la Instagram. Personnellement, j'adhère totalement : Glodell va au bout du concept, passé le premier quart d'heure l'oeil s'y est fait et cela donne des plans positivement sublimes.
Ajoutons à cela un casting cohérent, une histoire découpée en chapitres qui cherche par moments à s'affranchir de la linéarité et une BO très, très classe et on obtient au final un film, certes poseur, mais efficace et surtout qui s'assume totalement. Une réussite.