J'ai vu ce film pendant une séance de la 1ère édition du Paris International Fantastic Film Festival où il a reçu le prix du jury. Je dois dire que ce choix me plait assez, vu que dans les films en compétition, Bellflower est celui qui m'avait le plus plu !
On suit donc deux amis, deux "frères", emportés par la même passion. Evan Glodell le réalisateur, scénariste, producteur incarne aussi l'un deux. De plus, Evan a décidé de faire ce premier film après une rupture amoureuse et d'y mettre toutes ses tripes. Cela ce ressent. On notera que le gus est un véritable touche à tout puisqu'en plus d'accaparer tous les postes de son long métrage, c'est aussi lui qui a construit divers objets pour le film: lance-flame, caméra, voiture... Une passion qu'il entretient depuis son plus jeune age. Du coup, il plane sur le film un étrange sentiment d'autobiographie fantasmée.
On présente le film comme un croisement entre Mad Max et Larry Clark. Pour Mad Max ça n'ira pas plus loin que l'hommage et pour Larry Clark, certes il y a un aspect teenage movie social mais j'y ai plus retrouvé le ton de Thirteen de Catherine Hardwicke. Alors oui, Bellflower n'a pas un propos clairement défini, il semble s'égarer et son propos est nihiliste mais est ce que ce sont des argument en sa défaveur ? Non, car ça lui va parfaitement ! Lors de la présentation on s'est fait flouter sur certains points mais certainement pas sur "le réalisateur y a mis toutes ses tripes" et ça... ça fait plaisir !
On lui reproche aussi d'avoir reçu le prix de cette première édition alors que c'était le moins fantastique/SF présenté. Pour moi c'est très bien ainsi, car c'est vrai que c'est aspect est plus imagé, fantasmé et seulement exposé en mise en abyme, Bellflower n'est pas non plus parfait a bien des égard mais au moins lui il ose ! On peut donc reprocher le choix des programmateurs ou les autres films d'avoir été un cran en dessous mais certainement pas à ce film d'avoir remporté son prix.