Simple nanar ? Peut-être pas !
Ce récit est certes complétement loufoque, prétexte à de l'action délirante et des scènes un peu hot hors sujet (bataille de seau d'eau entre deux règlements de compte) ; la structure est chaotique avec un excès de flashbacks qui ne font qu'annoncer des retournements de situation saugrenus et qui n'ont au final pas vraiment de sens. Mais en même temps, il y a un discours féministe, il y a des références intéressantes, et certains dialogues, au-delà de leur stupidité amusante (et ce volontairement), s'avère parfois intéressants au niveau philosophique. Bon, c'est pas la grande claque intellectuelle non plus, mais ce film est clairement une récréation pour l'auteur, un délire et en même temps l'occasion de faire quelque chose de récréatif. J'aimerais bien qu'il en refasse un autre comme ça s'il n'a pas déjà tout donné.
La mise en scène est cheap mais généreuse et... maîtrisée ! Le découpage tient la route, l'action est souvent lisible malgré quelques effets de style kitschs. Les actrices sont correctes ; je n'ai pas vérifier si elles sont issues du milieu X mais en tous cas elles délivrent des performances adéquates : kitsch quand il faut, mais certains passages plus complexes sont également bien délivrés. Le montage est bien soutenu comme il faut, ça ne traine pas. Le gore est sympa, avec des idées visuelles bien trouvées, mais aussi des accessoires funs (ce yoyo mortel). Et puis y a un peu de sexe : c'est beaucoup moins frontal que le gore, parce que bien sûr le monde (et pas que les ricains) accepte plus facilement qu'on éventre un type plutôt qu'on lui lèche les pectoraux, mais bon. Puis y a des caméos sympas quand même (Kevin Sorbo mais aussi Lucy Lawless et sa comparse de Xena la guerrière, avec qui le réalisateur a travaillé à plusieurs reprises ; surtout Lucy Lawless).
Bref, c'est un film fun. Je me suis bien marré. Honest !