10
le 3 mars 2014
SuivreLe Discours d’un Roy
[SPOILERS/GACHAGE] Nombreux sont les spectateurs de "Blade Runner" à jamais marqués par le monologue final de Roy Batty, ce frisson ininterrompu le temps de quelques lignes prononcées par un Rutger...
Quel bonheur de découvrir au cinéma ce grand classique de la science-fiction 34 ans après sa sortie, ayant fait définitivement rentrer au Panthéon des maîtres du cinéma Ridley Scott, malgré une carrière un peu décevante par la suite. D'abord, il y a évidemment ce décor, majestueux, magistral, peut-être inégalé dans l'Histoire du cinéma, à la fois inquiétant et absolument sublime, où la pluie tombant sans cesse, le soin apporté aux sons d'ambiance, cette photo crépusculaire sont autant d'éléments indissociables de la mythologie entourant le film. Certains détails ont beau m'avoir échappé, impossible d'envisager réellement l'œuvre sans toute cette dimension technique et esthétique renversante, même si son intérêt ne s'arrête évidemment pas là.
Tous ces éléments ont beau peser lourd (peut-être presque "trop" tant le récit apparaît parfois secondaire), et il a beau ne pas se passer tant de choses que ça, difficile de rester insensible à ce récit inspiré de Philip K. Dick, dont on retrouve les thèmes fétiches et les obsessions, notamment lors de quelques scènes éblouissantes et profondément "humaines", Scott prenant soin de rendre ses Réplicants aussi angoissants que parfois émouvants, le choix des acteurs (notamment Rutger Hauer et Daryl Hannah) étant à ce titre un sans-faute, aussi bien physiquement que dans l'expression complexe de leurs sentiments.
Et comme c'était l'époque où Ridley Scott était un virtuose de la caméra, faisant preuve de beaucoup d'audace et s'appuyant sur des noms légendaires participant activement au statut du film (Douglas Trumbull pour les effets visuels, Giorgio Moroder à la musique), l'expérience devient unique, 50% science-fiction, 50% film noir à travers le personnage de Sean Young, presque aussi séduisante et mystérieuse que les femmes fatales de la grande époque, la partition jazzy accompagnant quasiment chacune de ses apparitions ne trompant pas sur la volonté du réalisateur. Bref, voilà un monument sujet à beaucoup d'interprétations et de réflexions, inégalable à bien des égards : pour l'anecdote, lorsque j'ai compris que celui-ci touchait à sa fin, j'ai eu du mal à l'accepter tant je serais encore resté de (très) longues minutes devant l'écran. Indispensable.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films avec Harrison Ford, Les meilleurs films de Ridley Scott, Les meilleurs films de 1982, Les meilleurs films des années 1980 et Les meilleurs films avec Rutger Hauer
Créée
le 18 oct. 2017
Critique lue 287 fois
10
le 3 mars 2014
Suivre[SPOILERS/GACHAGE] Nombreux sont les spectateurs de "Blade Runner" à jamais marqués par le monologue final de Roy Batty, ce frisson ininterrompu le temps de quelques lignes prononcées par un Rutger...
10
le 7 déc. 2023
SuivreComment aborder un chef d’œuvre ? Qu’est-ce qui fait son unicité ? Enfant, j’ai été enthousiasmé par L’île sur le toit du monde, Le jour le plus long, L’empire contre-attaque ou Les Aventuriers de...
10
le 9 juil. 2014
SuivreToi qui crois regarder Blade Runner, ne vois-tu pas que c'est Blade Runner qui te regarde ? Il se moque quand tu hésites la première fois. Il te voit troublé par Rick Deckard, ce Blade Runner effacé...
3
le 11 mai 2019
SuivreJe garde un assez bon souvenir des « Petits mouchoirs », que je n'ai pas revu depuis sa sortie (ce que je ferais prochainement). J'avais ainsi bon espoir que Guillaume Canet soit capable de...
5
le 7 nov. 2021
Suivrele 29 juil. 2026
Cinq ans d'attente, avant que la crise sanitaire prolonge d'une nouvelle année et demie la sortie de ce 25ème opus, accentuant une attente déjà immense due, bien sûr, à la dernière de Daniel Craig...
3
le 25 sept. 2021
SuivreJe le sentais bien, pourtant. Même si je n'avais pas aimé « Momo », adapté du même Sébastien Thiéry, cela avait l'air à la fois provocateur et percutant, graveleux et incisif, original et décalé,...