10
le 3 mars 2014
SuivreLe Discours d’un Roy
[SPOILERS/GACHAGE] Nombreux sont les spectateurs de "Blade Runner" à jamais marqués par le monologue final de Roy Batty, ce frisson ininterrompu le temps de quelques lignes prononcées par un Rutger...
Cette question du temps est essentielle dans Blade Runner. Un flic, un blade runner, est à la recherche de replicants, des androïdes parfaits, en vue de les éliminer. Commençons pas l’ambiance. Tout ici est moite et humide, il pleut d’ailleurs sans discontinuer pendant tout le film. Le jour, on sait pas ce que c’est. Où se trouve-t-on ? Bonne question. Dans une sorte de mégapole cosmopolite. Quand ? Dans le futur, en 2019. Tous ces éléments mis ensemble participent au sentiment de désorientation. On sait ni où on est ni vraiment quand. Dès lors, comme savoir où nous allons ? Quintessence de l’esthétique des années 1980, à l’image des films de Michael Mann, Blade Runner nous présente des lumières flashy et du contraste à la pelle. Le jeu sur les matières et les transparences vaut le détour. Les thématiques abordées sont très fortes elles aussi. Le film évoque la relation entre créature et créateur, la recherche de la paternité, la question de l’origine et du but de la vie, l’héritage qu’on laisse derrière soi, la définition de l’humanité par rapport à la transhumanité ou à l’objet animé. Au fond, ces personnages « méchants » sont très touchants dans leur lutte pour survivre à leur date de péremption. Harrison Ford campe parfaitement ce flic de polar des 40’s, célibataire violent qui ne crache pas sur la boisson et qui se laisse séduire par la vampe vénéneuse. Le reste de la distribution est raccord, en particulier un Rutger Hauer majestueux, comme à son habitude. Le petit regret sera probablement que les thématiques, aussi fortes soient-elles, ne sont pas davantage développées. Un tout petit bémol au regard de l’immensité des images qui défilent devant nos yeux. Dernière chose, la version restaurée de 2015 est proprement sublime et donne cette impression que le film est sorti hier (à ceci près que ça fait bien longtemps que les films de Ridley Scott ne sont plus de cette qualité). La musique de Vangelis a pris de son côté un coup de vieux mais elle participe au charme du film, c’est certain.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les plus belles claques esthétiques
Créée
le 3 oct. 2020
Critique lue 79 fois
10
le 3 mars 2014
Suivre[SPOILERS/GACHAGE] Nombreux sont les spectateurs de "Blade Runner" à jamais marqués par le monologue final de Roy Batty, ce frisson ininterrompu le temps de quelques lignes prononcées par un Rutger...
10
le 7 déc. 2023
SuivreComment aborder un chef d’œuvre ? Qu’est-ce qui fait son unicité ? Enfant, j’ai été enthousiasmé par L’île sur le toit du monde, Le jour le plus long, L’empire contre-attaque ou Les Aventuriers de...
10
le 9 juil. 2014
SuivreToi qui crois regarder Blade Runner, ne vois-tu pas que c'est Blade Runner qui te regarde ? Il se moque quand tu hésites la première fois. Il te voit troublé par Rick Deckard, ce Blade Runner effacé...
2
le 21 mai 2023
SuivreCe sont le synopsis mystérieux, l’affiche idoine et le succès critique qui m’ont amené à lancer le film. Que de vile tromperie dans ce monde. Ils sont deux frangins. L’un est commissaire de police et...
7
le 5 août 2023
SuivreLe hasard fait succéder Calmos à Barbie. Mais le hasard n’existe pas, diront certains. Et réellement, on tient là un concept bien plus porteur que le Barbenheimer supposé condenser toutes les...
7
le 23 août 2021
SuivreEt voici le premier film américain de Verhoeven. Et c’est aussi son premier film orienté SF, disons plutôt anticipation. Succès immense en son temps, faut-il encore le présenter ? Nous sommes en...