Le film épidémique est un genre rarement réussi comme le prouve une fois de plus ce ‘Blindness’… et là en l’occurrence, il s’agit d’une cécité contagieuse qui suit cependant les règles habituelles apocalyptiques des mises en quarantaine, de la panique et du chaos.
Et en plus, comme si ça ne suffisait pas, on a Julianne Moore, la seule -ou presque- à voir dans ce monde de non-voyants, justement celle qu’on ne voudrait ni voir ni entendre tant son jeu inexistant est déprimant et navrant !
Malgré des longueurs et malgré cette fin ridicule et moralisatrice, donneuse de leçons à la petite semaine, malgré bien des invraisemblances (tous ces dortoirs d’aveugles livrés à eux-mêmes qui se transforment en gangs, et puis quoi encore…) malgré tout cela, le film se laisse tout de même voir -au moins pour la curiosité- grâce aussi à sa mise en scène qui reste solide.
Et si on arrive à supporter Julianne, bien sûr, cela va sans dire. Heureusement que Ruffalo est là ! Mais il est clair que le réalisateur de la fameuse ‘Cité de Dieu’ ne cesse de décevoir, film après film. Inquiétant, tout de même.