En règle générale, je ne regarde pas le synopsis d'un film pour ne pas m'enlever l'effet de totale surprise... Chaque règle ayant une exception, j'ai voulu savoir à quoi m'attendre avant de lancer Blow.
Ayant lu le synopsis, je me suis tout de suite dit "encore un film de gros gangsters qui fait l'apologie de la réussite des trafiquants de drogue"...
Les premiers instants du film confirment mon a priori.
Les jeunes gens qui débarquent en Californie et qui trouvent "le bon filon" pour se faire de l'argent facilement... avec tous les collatéraux, à savoir, des teufs remplies de filles canons, de l'alcool et de la drogue à souhaits etc...
Bon, c'est du vu et revu et, pour peu qu'on n'ait pas le recul nécessaire, on peut trouver cela cool.
La seconde partie du film est d'une toute autre trempe.
En effet, se retrouvant assez rapidement propulsé au sommet, allant même jusqu'à traiter en direct avec Escobar, George connaît les premiers problèmes inhérents à la "profession" : arrestations, trahisons, intimidations, violence...
Il décide (ou pas) ensuite de fonder une famille et George se range donc.
C'est à partir de ce moment que le personnage change : il essaye de mettre en parallèle la relation qu'il a lui-même eu avec son père, avec sa propre fille.
Il fait tout son possible pour la rendre heureuse et être un bon père.
Les problèmes arrivant, on assiste à sa dégringolade jusqu'à ce qu'il se retrouve, encore une fois, à l'ombre.
C'est bien là ce qui m'a plu dans le film : la quête du bonheur pour sa fille, et la tentation de reproduire la relation qu'il a eu avec son père, peu importe la manière.
Le film reste, néanmoins, très centré sur le business de la drogue, mais il y a une certaine morale et une fin assez émouvante.