La fiancée d'un jeune homme meurt à la suite d'un rite à base poupée vaudou par la gouvernante de ce dernier, qui le désire en secret. Seulement, il ne se résout pas à cette mort soudaine et décide de récupérer le cadavre de sa bien-aimée, de l'embaumer afin qu'elle garde à jamais son apparence physique, et il va chercher quelqu'un d'autre qui pourrait vivre avec ce couple improbable.
Avec Anthropophagous, Blue Holocaust est sans doute le film le plus connu de Joe D'Amato, incroyable stakhanoviste (plus de 200 films au compteur !), allant du film à la mode en passant par du porno ; autant dire que son spectre était large.
Là, il s'attaque à de l'horreur comme il faut, sans que personne ne mange ses intestins, et à des moments bien gênants ; par exemple, afin de soulager le chagrin de son maitre, la gouvernante va lui proposer de... téter un sein ! Mais en tout cas, avec trois lires six sous et un synthétiseur comme instrument de musique, D'Amato arrive à faire passer quelque chose. Comme notamment cette relation entre ce mec, joué par Kieran Canter, et le cadavre de sa fiancé, qui forment en quelque sorte un trouple à chaque fois qu'il ramène une fille, jolie et vite à poil de préférence, et que celle-ci finit mal, dont l'une d'entre elles qui finira incinérée.
Même si je ne vois pas vraiment à quoi font référence le bleu ainsi que l'holocauste du titre, c'est parait-il une des réussites de son réalisateur, au résultat bien craspec et qui parfois parvient à filer les jetons sur des choses tout bêtes, notamment le dernier plan.