Le film est creux et ennuyeux. Derrière sa mise en scène soignée, il ne reste qu’un long vide que le réalisateur tente désespérément de masquer avec une musique omniprésente. Tout est saturé de sons, d’accords anxiogènes, de tension forcée, comme si la bande-son devait à elle seule combler l’absence d’émotion et de rythme. Quand on coupe le son, il ne reste rien : des scènes figées, un récit sans souffle, et la sensation d’assister à un exercice de style creux qui fait naître le malaise. Celui qui questionne vraiment les dérives d’un système corporatiste, la perte du sens, la mécanique froide de la société moderne. Celui qui nous pousse à nous demander si la vie elle-même n’est pas devenue une simulation, tellement l’écart est grand entre la réalité des assaillants et celle de l’otage.