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le 28 nov. 2025
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Le concept de base est intrigant : le kidnapping d’une CEO. L’entrée en matière est bien fichue : on nous montre les préparatifs et le background des deux ravisseurs avec suffisamment de subtilité pour qu’on s’attache un minimum à eux.
Après le kidnapping, le film bascule dans une sorte de huis clos. Dès que la question des aliens apparaît, il y a un vrai tonal shift. J’aime beaucoup la façon dont le film entretient l’ambiguïté. Connaissant le réalisateur, je pressentais qu’Emma Stone était effectivement une alien, mais malgré ça le film parvient à brouiller les pistes jusqu’au bout.
En revanche, ce qui m’a gêné, c’est qu’on ne comprend jamais vraiment comment le personnage de Jesse Plemons obtient toutes ses informations sur les aliens : l’histoire des cheveux, la forme du vaisseau, l’électricité, etc. À chaque fois qu’il affirmait quelque chose, je me disais « ok si tu le dis », en pensant que le film finirait par expliquer l’origine de ces connaissances (à supposer qu’il ne délire pas). Mais cette explication ne vient jamais. On atteint même un niveau assez kitsch lorsqu’on découvre que Jesse fait des tests sur des aliens — ce qui pose une question évidente : comment les identifie-t-il au départ ?
Comme tout le film est construit autour du twist final, Bugonia tombe un peu à l’eau pour moi parce que les pièces du puzzle ne s’assemblent pas vraiment. Il y a aussi quelques comportements qui m’ont paru étranges (le suicide du cousin, Jesse qui écoute l’alien et tue sa mère…), mais ce n’est pas forcément le plus problématique.
Je ressors donc du film assez mitigé. J’aurais aimé y adhérer davantage. C’est divertissant, original, un peu barré, mais les points que j’ai mentionnés empêchent, pour moi, le film d’atteindre l’ampleur qu’il semble viser.
En revanche, tout ce qui concerne la réalisation, le jeu des acteurs et la relation entre les personnages fonctionne très bien. Et thématiquement, le propos est ambitieux : l’ironie finale (Jesse qui, malgré lui, provoque la destruction de la Terre), la critique des mouvements complotistes, l’arrière-plan écologique, etc.
Au final, je donne un honnête 6–6.5/10.
Pour l’instant, mon top 3 de 2026 reste inchangé :
One Battle After Another
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F1
Créée
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