Bye Bye Tiberiad nous dépeint un déracinement générationnel, une branche d'un arbre généalogique qui s'émancipe de ce dernier avec douleur mais nécessité.
Le film extrêmement personnel n'oublie pas la pluralité, nous offrant un tableau familial sous un prisme féminin très intéressant. Où une forme de sororité est presque vital pour éviter l'écueil d'un effacement totale au profit d'une société sous un joug patriarcal, où des traditions archaïques et rétrogrades se pérennises depuis des siècles (enlisement sociétal en partie dû à la religion).
Le film est riche en thématique, et soulève des questions très intéressantes qu'il n'a lui même pas le temps de traiter en profondeur de par sa propre durée (sur le colonialisme Israelien). Lina Soualem nous invite donc dans l'intimité d'une famille Palestinienne où rires, pleures et déchirements rythme le quotidiens de femmes où la seul réel solution reste pour le moment une fuite douloureuse comme affranchissement.
Ps: Je conçois que j'écris ces mots sous un prisme occidentalo-centré et je m'en excuse.