C'est le genre de moment où je suis content de lancer des films un peu au pif sur arte. Ce mélange d'images d'archives et de discussions familiales est merveilleux. Voir cette enfant dans des petits moment, voir à quoi ressemble la palestine : ses paysanges, ses villes, le visage de ses habitants, on a une petite entrée dans cette culture dont on ne parle finalement quasiment jamais. Juste le grain de l'image et les décors créent ce sentiment que tout ça est très loin de nous. Je n'ai jamais vécu tout ce qui est évoqué et malgré cette distance et pourtant je suis quand même investi dans cette fresque familiale.
J'aime qu'on ne voit quasiment jamais la réalisatrice, que la caméra soit posée là, à capter cette histoire, ces photos, ce manière très intime, très proche des visages. On sent tout l'héritage familial, on ressent un peu leur vie (en parlant à peine des hommes) mais aussi cette déconnexion causée par le départ. Puis juste c'est réel, c'est forcément plus impactant d'avoir le récit d'une "banale".
Ya juste quelque moments qui m'ont moins intéressé comme l'histoire avec sa tante. Et le délire de refaire des scènes du passé j'ai pas compris pourquoi, ça dure quelques secondes, ya pas vraiment d'interaction ni d'intensité.
A titre personnel, j'ai reconnu la voix et les intonations de la mère, c'est celle de la nourrice dans "Azur et Asmar". ça avait été mon premier rapport à la culture arabe à l'époque, entendre cette voix familière raconter son histoire plus de 10 ans après, ça me fait quelque chose. ça me redonne un nouveau regard sur cette culture et me donne envie d'aller voir ce lac tant les images du début et l'histoire de cette famille sont magnifiques. L'évocation des retrouvailles après 30 ans est fou, bien qu'a priori ce rapport essentialiste à la famille me semble presque stupide.
Et pourtant tout ça n'existe plus, la guerre n'est traité que par ses conséquences, elle semble si loin et si proche, et pourtant, la vie continue.