Malgré de bonnes intentions, « Carambolages » se résume longtemps à une critique laborieuse du patronat, souvent plombé par des situations poussives et des dialogues rarement drôles, Marcel Bluwal semblant visiblement nettement plus à l'aise pour la fiction télévisuelle que le cinéma. Seul vrai point positif jusqu'alors : la prestation d'un Louis de Funès en forme olympique dans ce qui est, de loin, le personnage le plus réussi, s'offrant au passage les meilleurs dialogues et les meilleures scènes face à un Jean-Claude Brialy complètement écrasé par le talent de son aîné. Et puis, alors qu'on y croyait plus vraiment, le film finit par un trouver un ton plus mordant, plus cynique où la « charge patronale » devient plus concrète et surtout plus savoureuse, avec même un soupçon de « Noblesse oblige » (en nettement moins brillant, quand même). Ce qui permet de rester sur une impression vaguement positive quant à une œuvre par ailleurs assez faible pendant près d'une heure. Sentiment mitigé, donc.