Un peu de Maniac, beaucoup de Vendredi 13, Weinstein le pervers qui est à l’initiative de cette production opportuniste, avait déjà bien compris comment faire rentrer les sous sous dans la popoche.
Le résultat ? Un slasher typique des eighties, ni le pire ni le meilleur, mais suffisamment gore pour marquer les amateurs du genre grâce à la fameuse scène du radeau, véritable démonstration du talent de Tom Savini. Pour le reste, on navigue en terrain connu : ados stéréotypés, camp d’été, mise en scène scolaire et un Cropsy qui manque un peu de charisme comparé à Jason ou Freddy.
Mais il faut admettre qu’au milieu de la déferlante de copies insipides sorties à la chaîne après le succès de Vendredi 13, The Burning s’élève légèrement au-dessus de la moyenne, ne serait-ce que par la qualité de ses effets spéciaux et son rythme plus efficace que la plupart de ses concurrents.
Aujourd’hui, il garde un charme rétro : témoin d’une époque où l’horreur fonctionnait sur un mélange de voyeurisme, de gore pratique et de formules copiées-collées, vendues à la chaîne à un public avide de sensations fortes. Bref, un slasher culte pour les mordus, un nanar sanglant mais sympathique pour les autres.