A l'aéroport de Boston, un homme découvre des tas de morts-vivants, qui ont été contaminés peu après avoir eu leur téléphone cellulaire à l'oreille. Avec l'aide d'un conducteur de métro et de quelques autres personnes, dont une jeune femme, ils vont vouloir s'en sortir, et trouver le réseau qui a rendu les gens ainsi.
Quand on sait que le roman d'origine, Cellulaire, était loin d'être une réussite dans l’œuvre de Stephen King, et que le film est sorti deux ans après la fin du tournage, il ne fallait pas s'attendre à un miracle. Et pourtant, il y a des choses amusantes, comme John Cusack qui semble porter un bonnet ou chapeau parce qu'il n'a pas envie de se coiffer, Samuel Jackson qui semble être le seul à ne pas savoir que son personnage est homosexuel parce que ça crève les yeux, Isabelle Fuhrman (Esther en personne) qui joue peut-être la personne la plus touchante... On sent que le budget n'est pas fou, mais c'est assez généreux en morts-vivants, qui semblent doués d'une certaine conscience, et d'une critique sur l'utilisation forcenée du portable qui nous rendrait maboules.
On peut souligner les efforts du réalisateur Tod Williams à créer un décor post-apocalyptique à partir de pas-grand-chose, notamment avec la forte tonalité grise, mais c'est au prix d'un certain manque de rythme dans le scénario ainsi qu'une interprétation généralement assez peu inspirée.
Pour l'anecdote, Jackson et Cusack avaient déjà joués dans un autre film tiré de l'oeuvre de Stephen King, Chambre 1408, mais avec un tel sujet sur le portable démoniaque, ça reste vraiment faible.