Charlie par ci, Charlie par la, folie nulle part.
... car il ne suffit pas de montrer un Matt Smith qui en fait des caisses pour iconiser un spécimen comme Charles Manson.
Lourd, pesant, sans aucune volonté artistique, Charlie Says se contente de poser une caméra dans un décor de ranch et faire défiler des acteurs seins nus, avec une guitare, des mimiques jusqu'au boutiste à en dégouter le spectateur en quête d'une quelconque subtilité.
On parle pourtant d'une histoire relativement exploitable.
Tarantino s'en est servi pour nous replonger dans une époque qu'il aime tant, Fincher l'a utilisé dans Mindhunter pour traiter des débuts du profilage psychologique, et n'importe quel réalisateur(trice) talentueux pourrait y trouver une approche différente : la musique, Hollywood, les Beach Boys, l'idéologie Helter Skelter ... Ici Mary Harron (qui a pourtant a son pedigree un American Psycho pas déconnant) préfère s'émanciper de tout ça et proposer un fourre tout condensé, une sorte de Charles Manson pour les Nuls.
Et plutot que continuer à descendre en vain cette proposition ratée, je prefere conseiller ce fabuleux documentaire : Charles Manson, le démon, qui retrace avec passion la relation de Manson avec le milieu Hollywoodien (notamment un membre des Beach Boys), ainsi que toutes ses théories complitistes fumeuses à propos de l'album des Beatles symbolisant à ses yeux un appel à la guerre raciale...