C'est un beau mélo du début à la fin. J'ai aimé cette petite vie tranquille qu'ont ce couple de fermiers et leur fils à la campagne. Enfin, quand je dis tranquille, oui et non. Ils doivent payer un loyer à leur propriétaire. Le terrain à labourer est bourrée de pierres. Mais je dis tranquille car on est juste avant la première guerre mondiale et que, même si la vie est dure, au moins, ils ne sont pas au front.
Ensuite, place au grand spectacle même si on n'est pas au niveau de la sauvagerie de Saving Private Ryan (on reste sur une adaptation d'un livre pour enfants). Spielberg filme les exécutions, les tranchées, les assauts, les champs de bataille jonchés de cadavres mais il ne perd jamais de vue le cheval. L'humanité que n'ont plus les hommes en eux vu qu'ils se font la guerre, c'est le cheval qui va la récupérer. Quand il est pris dans les barbelés et qu'un soldat anglais et un soldat allemand s'allient pour l'aider, c'est toute l'absurdité de la guerre que Spielberg dénonce. Y a pas de soldats anglais ou allemands, juste deux jeunes gens avec toute la vie devant eux et qui n'ont rien à faire un fusil dans les mains.
C'est une belle histoire d'amitié. Rappelant E.T ou, de manière plus générale, les films de Spielberg des années 80-90. L'époque du tout est bien qui finit bien. Son optimisme. Sa naïveté diront ses détracteurs. Avant Il faut sauver le soldat Ryan, La Guerre des Mondes et Munich.