Chronicle détourne le found footage avec une intelligence rare, faisant de la caméra non pas un artifice narratif mais le symptôme d'un personnage en train de se désintégrer. Josh Trank comprend que le pouvoir absolu n'est pas un fantasme libérateur mais un révélateur brutal de fractures intimes. Dane DeHaan, habité et fragile, incarne cette descente avec une justesse qui dépasse largement le cadre du film de genre. Le troisième acte, frénétique et douloureux, tient davantage du drame psychologique que du blockbuster — et c'est précisément là sa force. Un ovni modeste qui a entrevu ce que le genre super-héroïque aurait pu devenir.