Pathétique mais magistral portrait d'un magnat à l'ego surdimensionné incapable de combler l'immensité du vide de sa vie en quête de Rosebud.
A première vue, ce film ne m'a pas plu de suite, seulement intriguée par sa notoriété, j'ai été quelque peu déçue par cette histoire au personnage plutôt abject et pathétique. Pourtant une fois le 'the end' affiché, Kane reste en tête, l’œuvre fait son chemin, les doutes se lèvent et Rosebud se révèle comme une illumination.
Le génie de Welles est de faire croire au spectateur qu'il est intelligent, qu'il lit dans les ellipses suggérées par les procédés techniques employés (comme une lecture subliminale) et comprend ce que le personnage lui-même cherche désespérément sans trouver. Welles donne la clé de l’énigme au spectateur alors que les protagonistes (le journaliste et Kane lui-même) restent sans réponse. C'est très fort...