Après quatre films politiques à succès, on comprend que Costa-Gavras ai eu envie de faire autre chose. Il s'essaye avec "Claire de femme" au film intimiste à l'opposé de tout ce qu'il avait fait jusqu'ici. Il décide d'adapter le succès littéraire éponyme de Romain Gary sortie en 1977. Malheureusement l'art de la prose n'est pas celui qui se marie le plus au 7ème art et ce film en est bien l'illustration. Le phrasé philosophique longuement réfléchi du roman rend le film totalement indigeste et mortellement ennuyeux. Il y a bien quelques réflexions digne du dadaïsme qui essayent d'aiguayer le film, mais rien n'y fait, le film est pesant et profondément déprimant. Et ce n'est pas la belle brochette d'acteurs qui changera cette tendance.