"...from womb to tomb, our lives are not our own..."
Pour moi, Cloud Atlas est un film en 4, 5 voire 6 dimensions et j'aurais aimé qu'on me le vende comme tel. Je m'explique : Outre les longueurs du film et la largeur de la pellicule (soyons tatillons et parlons de largeur du disque dur), le film a une certaine profondeur. Il est profond parce qu'un film plat comme Expendables, ne pousse personne au débat sur la volonté des scénaristes à savoir si c'est un film sur l'effet papillon, sur la réincarnation ou juste des des gens qui ont la même tâche de naissance. Donc, il y a une base de réfléxion, un terreau propice à faire parler les gens. Tout du moins, à me faire parler moi.
Ensuite, et c'est là que j'ajoute mes dimensions. Les dimensions temporelles. Nous sommes tous d'accord, une fois que nous avons nos trois bonnes vieilles dimensions connues et reconnues, il y a la ligne du temps à rajouter. Ici, on ne nous donne pas une ligne temporelle, mais 6 lignes bien distinctes. On se balade de l'un à l'autre, d'abord sans un aucun lien apparent et puis revienne des têtes connues et une trame. Je vous passe les débats sur l'escalavage et tout le restes qui sont pour moi des débats mineurs bons pour faire transpirer le cerveau de ceux qui ne gratte que la surface. Pour moi, ils ne sont que justification d'une époque.
Le vrai fond de Cloud Atlas est pour moi, la notion de choix. Quels choix faire et quelles conséquences ensuite ? Comment apréhender ses conséquences et de par là, il ne pouvait être autrement qu'un résultat "brouillon". Je mets des guillemets parce que ce n'est pas brouillon, c'est logique et on s'en rend compte par la narration de Forbisher que je considère comme personnage principal. Principal parce que c'est par lui que l'on voit la marque la première fois et c'est par lui que celon moi, se termine l'histoire.
Mais comme le dit LeYeti, il faudra revoir Cloud Atlas et j'irais même jusqu'à dire qu'il faut le voir sur plusieurs écrans, mais en même temps. En avoir une vue éclatée. En 3 dimensions.
Maintenant, je veux aussi insister sur la B.O. Car Cloud Atlas est avant tout un sextuor et on l'écoute d'un bout à l'autre du film. Il n'y a pas d'autre musique que du classique, du classique qui nous raconte l'histoire, une musique qui traverse les années. Et c'est peut-être bien le propos de Cloud Atlas, l'immortalité.
Je finirais donc en paraphrasant JosephK, quoi qu'en transformant l'énoncé, je ne pense pas dénaturer le propos : "Malick aurait pu faire le film, mais là, je me suis moins fait chié."