Code 8: Part II
5.2
Code 8: Part II

Film de Jeff Chan (2024)

Voir le film

Le réalisateur Jeff Chan est un habitué des films et séries de plateforme mais plutôt tendance fleur bleue et davantage destinées au public féminin. Un honnête faiseur qui a porté un projet diamétralement opposé dans un tout autre genre. En effet, il avait écrit, produit et réalisé une série B sortie de nulle part et plutôt sympathique il y a cinq ans intitulée « Code 8 ». Il a enrôlé les cousins Robbie et Stephen Amell, des amis à lui, et imaginé ce film dystopique entre thriller et anticipation ultra réaliste. Le seul élément véritablement science-fictionnel du récit était la présence de personnes aux super-pouvoirs dans la société, personnes dont la moelle épinière générait une drogue addictive. Comme si les « X-Men » croisaient « Total Recall » et « Limitless ». C’était assez basique au niveau de l’histoire mais impressionnant au niveau du rendu visuel et spectaculaire au regard du très maigre budget alloué pour la production. On reprend exactement les mêmes et on recommence avec cette suite mais avec un budget un peu plus important. Le résultat est exactement à l’image du premier mais sans l’effet de surprise et avec peut-être la déception de voir cet univers plein de possibilités si peu étendu dans cette séquelle. Un numéro deux est censé être supérieur au niveau du spectacle mais ici c’est le statu quo avec quelques ajouts de-ci de-là comme ces chiens robots ou l’entente police et trafiquants de Spyke, la fameuse drogue. « Code 8, partie II » manque donc le coche d’être meilleur et plus imposant que l’original.


En effet, l’histoire est finalement ici encore plus simpliste puisque c’est la sempiternelle histoire de la gentille petite fille à protéger qui a vu ce qu’elle ne devait pas voir et développe des pouvoirs inédits. Cette suite prend donc la forme d’un film de traque avec deux ou trois scènes d’action bien exécutées mais pas transcendantes non plus auxquelles on a ajouté un nouveau thème de fond à la mode : une critique et un état des lieux assez pertinent et contemporain des violences policières sur une minorité et de la corruption des forces de l’ordre en général. Bien vu mais relativement survolé. Encore une fois, Chan sait filmer et nous gratifie d’effets spéciaux de toute beauté (les robots sont d’un réalisme frappant). Il nous offre une nouvelle petite série B du samedi soir cool et rythmée mais qui ne laissera clairement pas un souvenir impérissable. On sent que l’envie d’une franchise est là d’ailleurs; et pourquoi pas si le troisième épisode nous apporte plus de valeur ajoutée et développe de manière plus convaincante son univers aux multiples potentialités. En attendant, « Code 8, partie II » déçoit un peu mais se regarde tout de même avec plaisir. Sans temps mort, efficace et humble, il nous fait passer un bon moment si on cherche juste à se divertir sans trop réfléchir.


Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.

JorikVesperhaven
6

Créée

le 18 mars 2024

Critique lue 35 fois

Rémy Fiers

Écrit par

Critique lue 35 fois

D'autres avis sur Code 8: Part II

Code 8: Part II
estonius
3

Les chiens robots sont rigolos

Que dire sinon que c'est inintéressant au possible, nous avons un scénario mal écrit, une photographie assez laide, des personnages sans charisme pour lesquels on éprouve aucune empathie et...

il y a 8 jours

1 j'aime

Code 8: Part II
TheMathBelec
6

Le futur au service de l'intolérance...

Code 8 : Partie I et IID’entrée jeux il faut savoir que la partie I est un remake du court-métrage du même nom par le même réalisateur Jeff Chan et réunissant dans les deux cas les cousins Amell dans...

le 4 mars 2024

1 j'aime

Du même critique

Les Animaux fantastiques - Les Crimes de Grindelwald
JorikVesperhaven
5

Formellement irréprochable, une suite confuse qui nous perd à force de sous-intrigues inachevées.

Le premier épisode était une franchement bonne surprise qui étendait l’univers du sorcier à lunettes avec intelligence et de manière plutôt jubilatoire. Une espèce de grand huit plein de nouveautés,...

le 15 nov. 2018

93 j'aime

10

TÁR
JorikVesperhaven
4

Tartare d'auteur.

Si ce n’est une Cate Blanchett au-delà de toute critique et encore une fois impressionnante et monstrueuse de talent - en somme parfaite - c’est peu dire que ce film très attendu et prétendant à de...

le 27 oct. 2022

89 j'aime

11

First Man - Le Premier Homme sur la Lune
JorikVesperhaven
4

Chazelle se loupe avec cette évocation froide et ennuyeuse d'où ne surnage aucune émotion.

On se sent toujours un peu bête lorsqu’on fait partie des seuls à ne pas avoir aimé un film jugé à la quasi unanimité excellent voire proche du chef-d’œuvre, et cela par les critiques comme par une...

le 18 oct. 2018

81 j'aime

11