Un étonnant et fascinant mélange de Matrix et Inception avec également un peu d’Ubik dedans, l’Ubik de Philip K. Dick bien entendu… mais plutôt que de recracher bêtement les tendances et les courants de ces oeuvres, ‘Coma’ les brasse et les combine à sa manière pour en proposer finalement quelque chose d’assez unique !
Le film utilise à bon escient un paquet d’effets spéciaux de grande qualité, preuve supplémentaire s’il en est que les Russes maîtrisent parfaitement cet aspect ô combien technique et exigeant et font aussi bien que les Américains. La réalisation est solide et ne se laisse aller ni au cut ni au move, ces pratiques odieuses qu’on retrouve bien trop souvent dans les films modernes…
Les comédiens ne sont pas toujours au diapason, hélas… ils sont beaux et elles sont belles mais manquent singulièrement de conviction ; évidemment, c’est un peu comme au « théâtre » puisque les trois quarts du film n’existent pas ou seulement dans les ordinateurs et les fonds verts… que de beaux ‘décors’ ici en tout cas avec une direction artistique de très bon goût, ma foi.
Evidemment, les rebondissements sont légion et du coup, quelques contradictions et autres lapins de quelque chapeau magique sont de la fête… mais rien d’alarmant. On notera une musique originale très électro et tout à fait réussie, ce qui profite à l’ambiance particulière de ce film souvent féérique et étrangement onirique : une superbe « matrice » en somme… ou presque, car l’entropie menace la vie elle-même comme dans le fameux livre de Dick…
Coma demeure quoi qu’il en soit une jolie réussite, dépaysante, étonnante, intrigante… il sait redonner leurs lettres de noblesse ou plutôt leurs images de noblesse aux vieux thèmes de la science-fiction tout entière.