J'éprouve une sorte de plaisir irrationnel à regarder les films de Bruno Podalydès. Je ne saurais pas vous expliquer ce plaisir, mais ce qui est sur c'est qu'il est bien présent. Même constat avec "comme un avion". J'ai passé 1h45 avec une sorte de sourire paisible face à l’extrême douceur qui se dégage de ce film. Pourtant, en apparence, "Comme un avion" n'est qu'une comédie familiale de plus dans le paysage cinématographique français. Mais il y a "quelque chose" qui permet à ce film de se détacher de la médiocrité habituel de ce genre de film.
Comment expliquer que l'accumulation de gags balourds d'un film de Dany Boon me laisse de marbre, tandis que le simple fait de voir Bruno Podalydes errer dans le rayon jambon d'un super-marché soit capable de provoquer chez moi un rire incontrôlable. C'est peut être ça la force de Podalydes. Plutôt que de faire rire par du gros comique visuel bien appuyé, il le fait par de petite touches très discrètes. Un regard, un son, une hésitation dans une phrase... "Comme un avion" c'est pleins de petits trucs insignifiant qui mis bout à bout deviennent étrangement hilarant.
Je me suis demandé si un film comme celui-ci méritait la note maximale que je viens de lui attribuer. Puis je me suis souvenu de ma déception lorsque j'ai vu le générique de fin. Quand on a envie qu'un film se prolonge sur une heure supplémentaire, alors c'est que l'on frôle la perfection.