10
le 11 nov. 2013
SuivreUn barbare sinon rien.
http://youtu.be/xteoc9zrC2w Tu permets que je t'appelle Conan ? Je sais qu'avant la fin de ce petit texte, je vais mettre la note maximale à ce film. Car je suis toujours scotché. Du début à la fin...
Me voici fâcheusement partagé à l'heure de critiquer ce monument du cinéma de sword and sorcery.
Il y a une part irrationnelle en moi qui aime beaucoup ce film, et il y a plein de raison à ça.
C'est le petit garçon de 8 ans qui découvre cet univers fascinant, ces décors grandioses et cette mise en scène grandiloquente d'opéra.
C'est le petit garçon de 8 ans qui se meurt de gène de regarder OKLM à côté de ses parents Conan qui fait du hum hum à une sorcière libidineuse : c'est une scène qui vous marque une enfance.
C'est la musique de Basil Poledouris parfaitement épique, qui gravera dans ma mémoire ces longues scènes de forgeage ou de course dans la steppe.
C'est le charisme trop méconnu de Gerry Lopez.
C'est l'ambiance pesante de ces infiltrations nocturnes dans les diverses antres de Thulsa Doom. Ça empeste autant le carton-pâte que le cadavre et le musc de serpent géant ; et ces remugles pulp et dark fantasy me colleront longtemps à la peau.
C'est la performance d'acteur hallucinante de James Earl Jones qui, en seulement quelques répliques paisibles, compose l'un des méchants les plus mémorables du cinéma : troublant, reptilien, hypnotique, le genre de mec qui réussirait à vendre sa propre mère à Sauron.
C'est la parcimonie dans les dialogues, et rien que ça c'est déjà un trésor, et ça vous pose un univers.
Bref, l'ambiance de ce film a indéniablement laissé une marque dans mon imagination, et je crois qu'on peut affirmer sans se tromper que cela reste une oeuvre unique, rarement voire jamais égalée en ce qui concerne l'ambition du souffle épique.
Mais...
Quand je le revois aujourd'hui, avec la gourmandise de quelqu'un qui déguste une bonne madeleine de Proust, je dois aussi reconnaître une forme de frustration, à plusieurs endroits.
Ça manque cruellement d'action, et quand il y en a, elle est franchement molle et maladroitement chorégraphiée. En 1982 on avait du Dragon Lord ou du The Shaolin Temple à Hong Kong (pour ne citer qu'eux), donc faut pas déconner, les gens qui savaient bouger ça existait déjà. Je peux comprendre l'intention de rendre les affrontements lourds et brutaux plus que rapides et techniques, mais il y a un spectateur qui regarde ça, et le spectateur c'est moi, et là on dirait juste du mauvais catch ennuyeux et pas crédible. Bouh ! Fais lui la corde à linge!
D'ailleurs en parlant d'ennui, je dois quand même admettre qu'en terme de rythme, c'est pas les montagnes russes. Y a des longueurs. Y a beauuuucoup de longueurs.
L'écriture en elle-même est pas fofolle. La simplicité c'est bien, mais on a un peu de mal à s'attacher aux personnages aussi caricaturaux qu'erratiques.
Et on arrive justement au plus gros problème : le casting.
Personnellement, je n'ai jamais vraiment aimé Schwarzy en Conan. Trop massif, trop lourd, trop lent, trop lisse et inexpressif. Même si le film de 2011 était une énorme bouse, je trouve que Momoa faisait un Conan infiniment meilleur : musculeux juste comme il faut, mais surtout souple, agile, félin et ténébreux. Donc déjà, physiquement, on a un problème Houston.
Mais surtout Arnold joue comme une chaussette trouée. Il traverse passivement les 2 heures de film comme un lapin dans les phares, avec au mieux de sa forme un air de ravi de la crèche qu'on dirait un Flic à la Maternelle ou la Course au Jouet avant l'heure. Et ces grognements ridicules!!! (le mec arrive quand même à grogner avec un accent autrichien à couper au couteau)
Et comme Sandhal Bergman, malgré toute la sympathie qu'elle m'inspire, joue presque aussi mal, autant dire que la romance qu'on essaie de nous vendre me laisse froid à chaque fois. Et même, elle m'emmerde et m'embarrasse, j'ai juste envie que ça s'arrête de jouer la comédie comme dans une kermesse, et que ça se tape un peu dessus ou qu'on revoie des acteurs pro, aka James Earl Jones et Gerry Lopez.
Ah non, Lopez est surfeur. Mais il fait le taf, lui.
Hum... mais attendez...Momoa aussi fait du surf. Coïncidence ? Je ne crois pas.
CQFD : ils auraient dû donner le rôle de Conan à un surfeur.
Créée
le 10 sept. 2025
Critique lue 13 fois
10
le 11 nov. 2013
Suivrehttp://youtu.be/xteoc9zrC2w Tu permets que je t'appelle Conan ? Je sais qu'avant la fin de ce petit texte, je vais mettre la note maximale à ce film. Car je suis toujours scotché. Du début à la fin...
10
le 25 janv. 2014
SuivreAlors que je contemplais paisiblement mon vendredi toucher à sa fin en écoutant d'une oreille enamourée la splendide partition de Basil Poledouris, monument de lyrisme et de bellicisme à vous faire...
10
le 15 avr. 2022
SuivreEntre l’époque où les océans ont englouti l’Atlantide et l’avènement des fils d’Arius, il y eut une période de l’Histoire fort peu connue dans laquelle vécu Conan, destiné à poser la couronne...
4
le 11 nov. 2025
SuivreBon, déjà, j'ai jamais accroché à Breaking Bad. Je ne détestais pas, mais ça ne m'a jamais vraiment fait vibrer non plus. Pas faute d'avoir essayé, car entouré de fans absolus qui m'ont convaincu de...
7
le 9 juin 2025
SuivreVoilà un film qui n'a jamais la prétention de proposer autre chose que ce que vend, très honnêtement, sa bande annonce : un grand jeu de massacre déjanté dans un avion rempli de tueurs. A cause d'un...
4
le 20 juil. 2026
SuivreJ'avais dernièrement l'impression (Tenet, Oppenheimer) que le réalisateur avait fini par se laisser complètement consumer par son délire égotique "regardez je suis un grand penseur, je vais vous...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème