J’ai regardé ce film en pensant avoir à faire à un film d’horreur.
Bon. Ce n’est pas un film d’horreur. Pas tel que je le conçois en tout cas.
Mais dans son genre, je l’ai trouvé pas mal du tout.
Adaptation de la série de comics Hellblazer (que j’ai maintenant très envie de découvrir), ce film nous raconte l’histoire déjà bien entamée de Constantine.
Maître dans la pratique de l’exorcisme, il chasse les démons qui emplissent le monde, et nous comprenons vite qu’il y a derrière cette noble cause une excuse un tantinet plus égoïste: Constantine veut racheter sa place au paradis, lui qui est pour le moment voué à finir en enfer. Suite à des évènements inhabituels, il rencontre l’enquêtrice Angela Dodson qui cherche à expliquer la mort suspecte de sa sœur jumelle. Une noirceur grandissante menace, l’avenir du monde semble se jouer.
Tel un animal sauvage blessé, le héros que nous découvrons semble semi-passif semi-agressif; il à de la bouteille (ou des paquets de cigarettes) derrière lui, ne s’en laisse pas compter et semble avoir un compte à régler avec la vie. Arrogant, peu aimable, on se retrouve très vite à… NE PAS le détester. Etonnant, hein ? Le charme de l’acteur principal opère, même quand il fait semblant d’être irrité.
L’ambiance froide des scènes ne marque malheureusement pas le spectateur par une sensation d’effroi (quoi que vous espériez, ça ne sera certainement pas le cas) mais plutôt par la beauté des différents tableaux (on aimerait voir plus de ces enfers brûlants) et par l’alchimie qui opère entre chaque personnage. Les acteurs et actrices font ce film.
Ceci dit, je ne suis pas très objective… la seule présence au casting de Keanu Reeves et de Tilda Swinton suffit généralement à me satisfaire.
Si le film ne s’avère pas forcément à la hauteur de son scénario (le fil rouge de l’intrigue est finalement bien vite expédié), sa dynamique reste divertissante. Le casting 5 étoiles est un plaisir à voir et l’esthétique a du charme.