On reproche souvent, et à juste titre, qu'Isabelle Huppert ne se sort pas de ses drames, de ses rôles où elle fait la gueule, et là, la présence de sa fille à l'écran a du jouer car elle y est très drôle. Dénommée Babou, elle emporte le film de par son énergie, sa fougue, et son envie de se battre pour montrer à sa fille ce qu'elle est réellement.
Le film souffre de quelques inégalités, dont une fin ratée et trop expéditive, mais on voit en Marc Fitoussi un réel talent de réalisateur, avec une captation très juste de la société belge, et des scènes surprenantes, car volées à la réalité, où Isabelle Huppert distribue des tracts à des passants anglais, donc qui ne le connaissent pas, car elle est une sorte de vrp en bâtiment. Le reste de la distribution n'est pas en reste avec le joli rôle d'Aure Atika (bien que sacrifiée au détriment de l'histoire) et les débuts prometteurs de Lolita Chammah.