Deran Sarafian, c'est, pour moi, deux buddy-movie bien fendards : Deux doigts sur la gâchette et Terminal Velocity. J'attendais un bon film de tatane avec le karatéka belge alors en pleine gloire et loin de ses déclarations philosophiques faisant la joie des bêtisiers télés. Je suis tombé de haut.
Coups pour coups (encore faudrait-il savoir de quels coups on parle) est chiant à en mourir. Ce n'est pas un film de baston mais un "prison movie". Et avec tous les clichés qui vont avec. Gang latino faisant la loi. Gardiens sadiques. Gentil black. Fliquette charmante que Van Damme emballera en moins de deux.
JCVD, lui, ne lève guère la jambe. Son fameux coup de pied retourné restera au placard jusqu'à ce que le Démon pointe le bout de son nez en prison on ne sait trop comment. Une prison noyée dans la couleur bleue ne ressemblant à rien où ce sont les détenus qui font la loi comme on peut s'en douter. Pour une production DiSalle, ça va sans dire que je m'attendais à mieux.