Crazy Joe par cityhunternicky
Crazy Joe nous raconte comment Joey Jones se remet sur pied après sa descente aux enfers post guerre.
Récemment, avec Parker ou ce Crazy Joe, Jason Statham essaye de faire autre chose que d’habitude. Comprenez que expandables c’est bien, mais c’est de l’action, et le Jason veut briller autrement. Dans tous les cas, c’est raté, car même si l’on arrive à se détacher de son image de base, il reste toujours dans le même rôle de combattant. Ici, le mensonge est d’autant plus flagrant que le titre français parle de « crazy » alors qu’il n’y a rien de fou. Juste un drogué qui se reprend en main.
Avec ses micros scènes d’action qui sont expéditives comme un dépucellement d’adolescent, le mensonge voudrait que l’on se rabatte sur les pseudo-histoires d’amour qui tournent autour. Et là aussi la catastrophe est bien réelle, contrairement à des romances tout aussi anecdotiques ou débiles. On n’est pas touché par la vengeance de la petite amie droguée qui n’est apparue que quelques secondes et dont les bourreaux ne sont pas punis.
On ne croit pas non plus dans l’affection avec la none qui est elle aussi une victime d’autres bourreaux et qui détournerait de l’argent de l’église pour aller voir des ballets. Histoire trop chargée et vraiment pas convaincante qui s’étale pendant 1h40 alors qu’on en a fait le tour en 2 minutes. On ressent l’inspiration d’une histoire vraie, avec ses défauts mais jamais ses qualités. Londres n’a pas non plus réussi à ce film, vu que le seul côté mis en avant est glauque.
Toi aussi, fais comme les annonceurs français et met « crazy » dans le titre pour faire croire que le film va être fou et pas mortel