Il y a des films qui rendent hommage et d’autres qui singent sans comprendre. Criminal Squad – Pantera tente de capturer l’adrénaline des polars urbains, mais il en oublie l’essentiel : l’intensité dramatique. Son scénario accumule les figures du genre – flics enragés, truands insaisissables, trahisons en cascade – mais sans jamais donner corps à ses enjeux. Tout semble précipité, comme si le film craignait de s’attarder sur ce qui pourrait lui donner du poids.
Visuellement, l’effet de style prend le pas sur la lisibilité. L’action est filmée à la hâte, le montage haché et l’intrigue, trop surchargée, se perd dans une surenchère de sous-intrigues inutiles. Trop de personnages, trop de faux rebondissements, trop de chaos. Et surtout, une tension inexistante. Quand le braquage survient, il ne résonne plus : ni attente, ni climax, juste une scène de plus dans un récit qui s’épuise.
Si le film échoue, c’est avant tout parce qu’il ne raconte rien. Son scénario générique se contente de copier sans jamais se donner une réelle identité. Les personnages, sans relief, apparaissent et disparaissent sans qu’on ait le temps de s’y attacher, réduits à des archétypes sans nuances. La mise en scène, elle, se veut brutale mais n’est que brouillonne, rendant les scènes d’action illisibles et dénuées d’impact.
Un polar et une suite sans âme, qui prouve qu’imiter ne suffit pas.