Vers la fin des années 80, la Cannon pense produire une suite à "Masters of the Universe", et commence à acheter des accessoires. Mais l'échec de ce dernier les contraint à revoir leur projet. Le groupe décide alors d'utiliser les accessoires disponibles pour un nouveau film de SF : "Cyborg". L'action se déroule dans un futur post-apocalyptique, ravagé par le chaos et un maux incurable. Gibson, guerrier solitaire, va se trouver entre une cyborg chargée de récolter des informations pour trouver un vaccin, et une bande de barbares du futur.
Malgré ce que son titre suggère, "Cyborg" n'est pas le "Terminator" de JCVD, mais plutôt un ersatz de "Mad Max". On se demande d'ailleurs bien pourquoi ce titre a été choisi, car seule une personnages est cyborg, et ses capacités ne seront pratiquement jamais utilisées. Mais l'on comprend bien vite qu'en fait, le scénario ne tient pas la route, et n'est qu'un prétexte pour aligner les séquences de bastons où de gros baraqués torse-nus s'affrontent en beuglant de manière ridicule (mention spéciale au duel final, absolument risible).
JCVD n'est pas très convaincant en guerrier au passé trouble, tandis que Vincent Klyn est involontairement très drôle en gros dur à la voix rauque et aux lunettes de soleil épaisses. La mise en scène est pauvre, alignant les éclairages bleutés grossiers pour les passages nocturnes, et s'appuyant sur des décors indigents (à tel point qu'une grosse partie est tournée en extérieur, dans des paysages quelconques).
Mais la palme de la médiocrité revient à la BO insipide et pourtant omniprésente, qui ressemble à un fichier MIDI qu'aurait mixé un stagiaire pendant son week-end. Un comble quand la quasi totalité des personnages portent des noms d'équipement de musique (Gibson, Fender, Rickenbacker...) !