Film maudit, sévèrement amputé, oublié puis retrouvé en 2011. Il fut, en son temps, désavoué par Jean Grémillon. Dans le montage de 50 minutes arrivé jusqu'à nous, l'intrigue s'avère un peu ténue et n'a finalement pas grande importance. Sur un paquebot de luxe se rendant à Nouméa, Daïnah la danseuse déchaine les passions. Un jour, elle disparait. Avant tout, on retient ces images fascinantes de bal, de danse avec un public masqué et numéro d’illusionniste. Un moment fascinant, onirique, envoutant, une atmosphère capiteuse nimbée d'un doux érotisme. Le reste de l'intrigue - moins intéressante - met en évidence l'opposition sociale entre les riches bourgeois et les ouvriers mécaniciens puisque l'un d'entre eux (interprété par Charles Vanel) est accusé du meurtre de la danseuse.