Dany fait partie de cette gamme de films de la Warner qui sont plus ou moins passés inaperçus lors de leur sortie en raison de leurs nombreux défauts et en dépit de leurs qualités indéniables. Il sera facile de reprocher la banalité et le cucu du personnage principal ainsi que le scénario terriblement ordinaire dans son schéma global. Le film se sauve du naufrage grâce à son concept qui fait entrer en jeu un brin de discrimination et un brin de critique HollywooPropaganda.
C'est par l'animation que Cats can't dance brille absolument. Chaque séquence, aussi niaise est-elle regorge des trouvailles dignes des plus anciens Looney Tunes alors qu'on est déjà en 1997 et que ce genre est censé être "mainstream". Mais ça fait mouche et ça fonctionne, on se laisse entrainer par ce personnage complètement vide dans le but de voir où les animateurs veulent nous mener. Et c'est bien vers Miss Dripple, chef-d'oeuvre de charcater design. Le film méritait une suite juste pour ce personnage, exemple parfait de la petite fille modèle qui cache son jeu pour obtenir tout ce qu'elle veut. Oscillant entre mimi tout plein et énorme furie appuyée par son colosse de bras droit, Max, le duo est absolument irrésistible. On attend chacune de ses scènes avec une terrible impatience et la cruelle envie de voir ce que les animateurs vont encore faire de dingue avec elle. Et c'est toujours dingue.
Survolté, dynamique, rafraichissant. On est passé très près du chef-d'oeuvre mais ça reste un très bon film
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