Un an après le Batman de Burton, Raimi crée son propre super-héros, et c’est loin d’être à la hauteur…
Le plus gros problème du film, c’est son scénario. Quitte à créer un nouveau super-héros, tout neuf, tout beau, autant éviter de grosses incohérences.
Je sais, nous sommes dans un comic book movie. Mais un personnage qui prend l’apparence de quelqu’un avec un simple masque de peau… Ce n’était pas mieux de penser aussi à la corpulence, aux cheveux, à la couleur des yeux ?
Mais puisque Raimi ne veut pas de fantastique dans son univers, il veut que cela reste proche de Batman, un homme sans super-pouvoirs, mais très intelligent pour créer des trucs. Eh bien, cela ne fonctionne pas.
Même le principe que la peau ait une limite de temps alors qu'’il garde des stocks entiers. Comment peut-il reconstruire son labo avec trois bouts de ficelle ? Dans ce cas, était-ce vraiment utile de détruire son labo au départ ?
On sent que l’écriture du scénario est calamiteuse. (pourquoi le faire brûler autant, pour lui garder sont nez intact) On va se dit, c’est un comic book movie… Mais c’est aussi le film de la discorde, coincé entre Evil Dead 2 et Evil Dead 3.
On perd le Raimi des débuts, il a un plus gros budget, s’affranchit de tout l’amateurisme qui faisait son charme, et y perd un peu son âme. Le film oscille entre des délires très Raimi et une platitude extrême.
Il a eu les yeux plus gros que le ventre, la scène de l’hélico est assez ratée techniquement.
Que dire des personnages ? Tous sont extrêmement caricaturaux, voire grotesques. Et Elfman nous rappelle sans cesse que Batman existe.
La meilleure chose du film reste la relation McDormand / Neeson, qui pose la question : est-ce que l’amour rend aveugle ? Il n’y a pas vraiment de réponse… Au moins Burton y répondra (Edward Scissorhands, Batman Returns…).