Le pitch de départ avait pourtant un vrai potentiel : un salarié apprend du jour au lendemain que son entreprise est délocalisée, et qu’on lui propose de partir en Inde pour encadrer les équipes sur place, avec la promesse d’un salaire doublé (le type plaque tout à la seul parole du patron, QUI fait ça?)
On avait déjà compris qu'une conversion en roupie allait tomber
Entre les punchlines toutes faites et réchauffées
les personnages clichés
la niaiserie de la petite amie
le choix des musiques ...
Mais le plus gênant reste le traitement de l’Inde elle-même.
Ce pays immense, complexe, d’une richesse vertigineuse, est réduit à un décor de carte postale caricaturale. Les Indiens ne sont jamais vraiment des personnages, mais des prétextes à des jeux de mots douteux sur les noms, à des situations de moquerie répétées, parfois franchement gênantes (façon "Pataya" ou "Rendez-vous chez les Malawas" - courage-).
aucune immersion réelle, aucune tentative de comprendre les traditions, les coutumes (à part Holi). Tout est survolé, aplati, vidé.
Au final, on a surtout l’impression d’assister à un numéro de Rachid Bougheraba… sans la scène, sans la précision, sans la profondeur.
1h30 de soupirs
je dois apprendre à me respecter