Y avait du potentiel. J'ai osé espérer que ça soit une sorte de sous "The Legend of Hell House", mais même pas. En tous cas, même si Wan n'a pas participé à l'écriture, on ressent sa patte au travers des twists et parfois même du montage.


Le scénario n'est pas terrible. Pourtant l'idée de base était prometteuse. Mais le film s'avère maladroit à cause de sa construction en flashback. Les différentes grammaires sont bien intégrées et cohérentes par rapport au film (entendez par là que le found footage se justifie), mais en même temps, ça annule pas mal d'effets. Et surtout ça empêche d'approfondir les conflits et même d'instaurer de la tension : en fait, le film s'auto-saborde en racontant trop ou pas assez. Passer d'un stratagème à l'autre n'était donc pas idiot, mais est mal fait dans ce cas-ci. Les personnages en perdent beaucoup de consistance, l'ambiance est à peine installée qu'elle est dévoilée, et vraiment, les révélations prennent trop de place, surtout qu'on voit venir de bien trop loin celui concernant le personnage principal... Y a des idées un peu bêtes aussi : par exemple, lorsqu'on voit la chaise vide à la fin, comment prendre ça aussi sérieusement, comment ne pas s'esclaffer ?


La mise en scène souffre évidemment de tout ce ramdam chaotique. D'ailleurs c'est bien simple, il ne reste pratiquement plus qu'une chose à faire pour épouvanter le spectateur : lancer du jumpscare à tout va. Personnellement je n'ai rien contre ce procédé, j'aime bien sursauter, mais il est clair que bon nombre de spectateurs allergiques à ce procédé mettront le feu à l'écran de cinéma... IL reste tout de même quelques idées d'ambiance sympas, même si avortées systématiquement. Les acteurs en font parfois un peu trop mais restent corrects. Disons qu'ils font surtout ce qu'ils peuvent avec leurs dialogues très Z, surtout le flic qui a vraiment droit aux pires répliques du film (quoique Maria Bello gagne pas mal de points à la fin, quand elle veut montrer que 'ce n'est pas possible' et qu'on voit cette fameuse chaise vide).


Bref, c'est assez mauvais, mais c'est drôle grâce à ça. Pas assez pour vraiment passer un bon moment, mais suffisamment pour ne pas se demander jusqu'où on peut s'enfoncer la rallonge électrique de 10 mètres avant que les saignements ne commencent.

Fatpooper
4
Écrit par

Créée

le 18 juil. 2015

Critique lue 603 fois

Demonic

Demonic

4

Fatpooper

le 18 juil. 2015

Suivre

Ce soir, je danse avec le Diable

Y avait du potentiel. J'ai osé espérer que ça soit une sorte de sous "The Legend of Hell House", mais même pas. En tous cas, même si Wan n'a pas participé à l'écriture, on ressent sa patte au travers...

Demonic

Demonic

6

Oojam

le 17 déc. 2024

Suivre

Brian is in the kitchen

Reprenant le concept de ces émissions américaines de chasseurs de fantômes explorant des maisons soi-disant hantés, ce film se démarque en y ajoutant sa petite touche personnelle basée sur de...

Demonic

Demonic

4

RedArrow

le 23 sept. 2019

Suivre

Inside Demon

Le nom de James Wan apposé sur une affiche est à lui seul capable d'assurer un minimum de succès à n'importe quel film épouvante mais une de ses premières productions en la matière, "Demonic", reste...

Taxi Driver

Taxi Driver

5

Fatpooper

le 16 janv. 2011

Suivre

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

5

Fatpooper

le 3 janv. 2016

Suivre

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

Strip-Tease

Strip-Tease

10

Fatpooper

le 22 févr. 2014

Suivre

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...