Précurseur de la nouvelle vague tchécoslovaque et présenté au festival de Cannes 1959, Désir se présente sous forme de quatre histoires indépendantes, marquant les saisons de la vie, dans un petit village. De l'enfance à la mort, chaque segment respire la générosité et la chaleur, mâtinées d'insouciance au début et de mélancolie, à la fin. L'intérêt va crescendo dans ce film lumineux et discrètement lyrique, amoureux de la nature, parfois presque bergmanien, qui trouve son apogée dans le dernier récit dans lequel un magnifique chien noir fait converger toutes les émotions. À noter aussi l'avant-dernière histoire qui montre la lutte d'une paysanne indépendante contre l'économie socialiste.