Désir de femme n'appartient pas à la série des grands mélodrames de Douglas Sirk en technicolor mais son noir et blanc semble parfaitement adapté à cette histoire de rédemption, d'illusions perdues et de pardon d'une femme, qui retrouve la petite ville qu'elle a quittée, des années plus tôt, en abandonnant mari et enfants, pour une hypothétique carrière théâtrale. La mise en scène de Sirk est soyeuse et Barbara Stanwyck, qui a largement dépassé la quarantaine, excelle en séductrice sur le retour (dans tous les sens du terme), au caractère complexe et contradictoire. Joliment agencé et compact par sa longueur, le film est absolument à (re)découvrir sur grand écran.