Deuxième volet d’une trilogie déplorable, tant par son amateurisme de réalisation que par la complaisance avec laquelle elle exploite un acteur à bout de souffle, Detective Knight: Redemption conçoit une séquence d’action liminaire plutôt efficace, au moyen d’un discours prétendument anarchiste façon Joker (Todd Phillips, 2019), qu’il répète ensuite jusqu’à la nausée, l’entrecoupant de plans furtifs sur Bruce Willis filmé de dos ou flouté, l’espace de quelques secondes, pour justifier sa présence sur l’affiche. L’idée de détourner la symbolique de Noël emprunte au récent succès de Terrifier (Damien Leone, depuis 2018), dont le troisième parodiait les fêtes de fin d’année – le projet était déjà écrit lorsque Redemption fut conçu, qui a aussitôt exploité le filon – tout en rappelant, pour les spectateurs francophones, le troisième épisode de la saga Taxi sorti en 2003 et réalisé par Gérard Krawczyk, dans lequel des braqueurs de banque se déguisaient en pères Noël. Un souvenir douloureux, pour une production américaine qui l’est tout autant.