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le 25 sept. 2019
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S'il y a bien une constante dans les thématiques du cinéma de Cédric Klapisch, c'est de mettre en scène le passage à l'âge adulte, avec une légèreté pouvant cacher des aspects plus graves, ainsi que...
Difficile de rester fan des films de Cédric Klapisch, en fait. Car l'homme ne semble pas vieillir du tout, alors que moi, si. C'est à dire que ce que j'aimais chez lui dans ma vingtaine, puis dans ma trentaine, a disparu dans ma quarantaine et que, à présent que j'ai passé une dizaine de plus, j'en cherche vainement la trace dans mes archives intérieures et passe du coup complètement à côté de la fraîcheur jadis revigorante de ces histoires balisées qui finissent bien. J'avais déjà remarqué avec Ce qui nous lie; en fait, il n'y avait plus que les paysages de Bourgogne qui m'intéressaient dans l'intrigue cousue de fils blancs et de bons sentiments. Cette fois, avec Deux moi, c'est une sorte de mélange entre Medianeras (un chouette petit film argentin que je vous recommande chaudement au passage...),En thérapie (que je recommande tout aussi chaudement, même si c'est nettement moins argentin), Les poupées russes (que je recommanderais aussi, emportée par mon humeur généreuse) et Chacun cherche son chat, cité avec complaisance au cours du film, et ce à maintes reprises. Mais alors, si ça ressemble tant à des films recommandables, pourquoi ça ne l'est pas ? Principalement parce que j'ai eu la désagréable impression que le réalisateur appliquait servilement ses propres recettes, sans génie et surtout sans conviction. Il m'a vite perdue, même si j'ai gloussé plusieurs fois devant quelques idées plutôt plaisantes (la plateforme téléphonique dans laquelle travaille Rémi, par exemple, source d'une critique sociale plutôt bienvenue...). Mais tiens, voilà, par exemple : le héros s'appelle Rémi. Comme s'il était né dans les années 70 voire 80. D'ailleurs, il n'y a qu'à voir son sweat et ses baskets pour sentir son ancrage théorique. Et ça rejoint ce que je disais au départ : c'est bizarre de continuer à appliquer ces mêmes recettes de nos jours. Enfin, en tout cas, ça ne m'a pas fait régresser avec délectation dans une époque idéalisée grâce au passage du temps. Je ne dois pas être nostalgique du triomphe de Loréal, je présume. Quand finalement, ce qui promettait d'arriver arrive à la toute fin, j'avoue que j'avais gravement décroché et que ce dénouement téléphoné ne m'a procuré aucun frisson. Mais bon, à vous de voir, comme toujours...
Créée
le 30 avr. 2021
Critique lue 217 fois
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