L'action se passe pendant la grande terreur stalinienne, et on suit un jeune procureur dans une ville de province, qui vient rencontrer un détenu dans une prison ultra glauque. Le rythme est lent, les plans toujours fixes, l'image en 4:3 avec une recherche perpétuelle de la symétrie et une variation entre 3 éclairages. Réaction, un rire forcé et un peu gené avant même l'écran titre.
Tu peux voir le film comme "une fable glaçante sur les dangers de l'autoritarisme et la difficulté de rester moral" ou comme un truc chiant à mourir, à la profondeur d'un pédiluve. Forcément, quand tu as 5 grandes phases de dialogue sur un film entier, ca donne assez peu de contenu. Je pense que l'aspiration du film est pas d'être documentaire : rien n'est "réaliste". D'ailleurs ça ne tente pas de cocher les cases explicatives de la Grande Terreur (même si deux des rares dialogues sont de l'exposition quais pure, hein).
J'ai du mal à trouver ce que le film essaie d'être, car être un récit à la fois désincarné, manichéen et ennuyeux ca devait pas être le cahier des charges.