Pansy est rongée par la douleur, aussi bien physique que mentale. Envahie d’une colère et d’une rage intérieure, son mari et son fils crées une distance avec elle, si bien qu’il ne reste plus que sa soeur pour la comprendre…
Le film n’excède pas les 90min et c’est pas plus mal tant Pansy met notre patience à rude épreuve. Colérique et mégère, elle s’en prend à quiconque aura le malheur de croiser sa route (une vendeuse, son médecin, une caissière, son dentiste, …) et sa famille n’est pas en reste puisqu’avec le temps, son mari est devenu un étranger pour elle et son fils a fini par trouver une forme de substitution à travers la nourriture et en s’enfermant dans sa bulle, quitte à se couper du monde extérieur.
Pourquoi Pansy est-elle aussi méchante ? « PARCE QUEEEEEEEEEEEE » comme aimait nous le rappeler la célèbre publicité pour Orangina Rouge au milieu des années 90. Pansy est détestable au plus haut point et elle vocifère pour un rien, comme pour mieux attirer l’attention sur elle. Constamment colérique et fatiguée, elle couve un mal être qui la ronge et détruit à petit feu sa famille et son entourage. Mais pourquoi est-elle ainsi ? Nous n’en saurons rien ou alors le réalisateur ne l’avouera qu’à demi-mot.
S’il n’y a rien à redire concernant l’interprétation de ses comédiens (impressionnante Marianne Jean-Baptiste), du côté de la mise en scène, c’est clairement la douche froide, avec une accumulation de scènes amorphes (avec peu de dialogue), des symboliques d’une rare lourdeur et surtout, des scènes répétitives qui finissent par lasser. Mais le coup de grâce sera la scène finale qui pour le coup, m’a achevé en me laissant sur ma faim.
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