On retrouve chez Didier Gustin le même talent de chanteur-imitateur que chez Laurent Gerra ou Michael Gregorio : du coffre, du souffle et une voix-caméléon d’une versatilité étonnante…
Déterminer après cela qui balance les meilleures (ou plus mauvaises) vannes entre Gerra et Gustin tient davantage de la discussion académique ou rhétorique (Gregorio étant d’ores et déjà disqualifié). Ils ont la même énergie inépuisable pendant une heure et demi et enchaînent les performances à une cadence d’ouvrier bolchévique.
Cependant, le même problème demeure : il s’agit de music-hall avant tout -un peu moins troisième âge côté Gustin- et d’un « one music man show » qui nous ressert les ritournelles populaires d’antan ou de maintenant (pauvre chanson française…), ce qui n’est -je l’avoue- pas vraiment ma tasse de thé, loin de là. D’autant que la chanson française passée ou contemporaine me vrille quelque peu les esgourdes (et les nerfs).
Cela étant dit, les bons mots à la Philippe Bouvard (non, pas Laurent Ruquier, Bouvard, c’était un autre niveau…), les clins d’oeil aux autres comiques -fort bien imités eux aussi- permettent comme chez Laurent Gerra de passer le temps en bonne humeur et en sourires plus ou moins narquois, accroché à son déambulateur et à son sonotone, réglé au max.