Dès la première seconde du fim, vous aurez vu le meilleur du film. La virtuosité de cette caméra est toujours là, et à 79 ans, difficile de ne pas féliciter le réalisateur à cet égard tout au long du film. Pour le reste, Disclosure Day est le pire long-métrage que Spielberg aura jamais fait sur les aliens. Ni pour adultes, ni pour enfants, l'histoire pourra vaguement intéresser un adolescent tiktoké un peu conspi en deficit aigu de culture cinématographique. Fait remarquable : les 2h25 passent étonnemment bien pour autant d'ennui.
Rien d'autre que la caméra n'est inventif : pauvre jeu d'acteurs (même si Emlily Blunt s'en sort avec une mention passable), pauvre musique (un medley des astuces mélodiques de John Williams sans aucun thème musical flamboyant à retenir), pauvre designs, de l'ensemble, des aliens... Et pauvre script, surtout. Sans âme, sans suspense, sans surprise, sans politique. Et sans émotion, un comble ! Je suis un fan de Spielberg et malgré les clins d'œil gratuits ici et là, on ne ressent absolument rien, victime d'un vide gênant qui nous englouti peu à peu.
glcloc. grlcloc. pklrg. lplk.
Même les infectés de The Last of Us parlent mieux que ça. On frissonne 100 fois plus devant les moyens "Signes" de M. Night Shyamalan ou "Super 8". Ce dernier étant d'ailleurs un bien meilleur Spielberg que Disclosure Day, malgré que ce soit J.J. Abrams qui l'ait réalisé. Le "message" qu'on nous demande de retenir est tellement... faible en rapport à l'œuvre du réalisateur, surtout sur ces sujets qu'il affectionne tant, qu'il semble tombé du camion d'une production M6.
Si les merveilleux Rencontres du 3e Type, E.T. et la Guerre des Mondes ont reçu des félicitations du jury largement méritées, ce Disclosure Day n'atteindra rien d'autre que notre oubli le plus rapide. Pas une capitulation, mais une erreur de jeunesse bien trop tardive pas loin de reproduire le niveau déceptif d'Indiana Jones 4. Il est sans doute temps d'arrêter de croire aux étoiles et surtout ne plus regarder celles passées.