Un cinéphile averti en vaut deux !
J' ai repéré le plan de la lame du couteau qui produit un bel effet miroir en hommage à un long métrage d' Alfred Hitchcock , et vous ?
Un conteur averti en vaut dix!
La maison lumière de Hansel et Gretel illustre bien le fait que ce long métrage donne bien à réfléchir, mais il faut être très attentif et , naturellement, garder sa curiosité enfantine..
" ….la vie trouve toujours son chemin … » ( du réalisateur de Jurassic Park).
Je propose ce texte qui essaie de cultiver une petite originalité vis à vis des critiques ad hoc publiées sur SensCritique .
Voilà donc le dernier né de Steven Spielberg qui est son trente septième long métrage ! ( plus quelques court métrages ).Je ne sais point comment les spectateurs et spectatrices apprécierons ce film étrange et émouvant mais je signale la présence d’un « film discret » dans le récit cinématographique de base lié aux visites éventuelles de civilisation extraterrestre sur Terre depuis Roswell en 1947….Il ne faudrait pas classer ce long métrage dans le genre de la science-fiction comme La guerre des mondes du réalisateur de Duel car nous sommes en présence d’une œuvre cinématographique personnelle , philosophique et quasiment religieuse mais au sens d’une transcendance empathique , cosmique et ouverte et qui tisse une forme filmique incluse dans le récit matrice convenu qui comporte , hélas , quelques facilités ….Si tel spectateur, si telle spectatrice se cantonne uniquement au récit linéaire alors cette œuvre cinématographique sera comprise de manière très restrictive…..Du reste , le septième art induit tellement de sensations pour un même sujet que les interprétations et les ressentis peuvent varier énormément d’ un quidam à un autre …..Toutefois , cet ouvrage du réalisateur de 1941 ne laisse pas indifférent et restera dans nos mémoires ravies et questionnantes. Comme sous-titre, à Disclosure Day, je propose:
La quête d’une présence invisible empathique et cosmique. Un film de science spéculation…
Le sens du titre :
Disclosure Day
Le jour de la révélation ou divulgation.
« …les hommes sont les seuls chasseurs qui tuent lorsqu’ils n’ont pas faim… » ( du réalisateur de Amistad ).
Les références :
Au fil de ce long métrage minutieusement mise en lumière, nous reconnaissons des allusions à E.T., Rencontres du troisième type , Minority Report , A.I.et un hommage au génial Stanley Kubrick que le réalisateur de Munich a bien connu …Quelle chance !
Au fil de cette œuvre cinématographique singulière, nous sentons le cousinage avec Premier Contact de Denis Villeneuve, Contact de Robert Zemeckis ainsi qu’Interstellar de Christopher Nolan.
« …Je ne rêve pas la nuit , je rêve le jour , je rêve toute la journée ; je rêve pour vivre … »( du réalisateur du Cheval de Guerre ).
Le personnage de Margaret Fairchild :
Emily Blunt incarne avec densité et luminosité ce personnage si complexe , énigmatique mais simple et empathique, à l’image du sens de son nom de famille ! De plus , Margaret pourrait être la métaphore des mots empathie et écoute de soi et de l’univers , reliée puis unie à une transcendance lumineuse et mystérieuse…….
La magie du réalisateur de The Fabelmans :
La minutie et la force des effets lumineux au fil des scènes qui « parlent » vraiment avec divers jeux de lumière subtiles et matérialisent un vrai personnage universel fait de photons….Holà oui ! Le septième art est lumière ! Cela constitue l’atout très original de film du réalisateur de Jaws !
En effet , les halos , les flares, les contre- jours et autres jeux de lumière circulent à foison dans presque chaque plan séquence, enrichis par de sublimes surimpressions , reflets et jeux de miroirs , de vitres qui installent le spectateur.ice face au mystère cosmique dans sa proximité et suggère que cette transcendance sauverait du chaos ambiant généré par des homo sapiens sapiens érectus iniques et blasés !Avec un peu d’imagination, la mise en scène infuse la prestance extraordinaire d’une présence invisible aux côtés de certains protagonistes dont , en premier, Margaret Fairchild et Daniel , campé par Josh O’Connor.
« ..J’ai souvent dit aux étudiants en cinéma qu’ils devaient tout voir : les films de la Nouvelle Vague française, les expressionnistes allemands, le cinéma chinois et japonais et cetera …Ils comprendrons ainsi une chose essentielle : il y a mille façons de raconter la même histoire, mais le talent est de faire ressentir à chaque fois que c’est de cette façon là qu’ il fallait la raconter… » ( du réalisateur de Tintin ).
Il convient de remarquer, également , le travail pointilleux et symbolique fait sur les ombres projetées avec , parfois , des originalités éclairantes et qui font référence au cinématographe impressionniste allemand au temps du cinéma muet au vingtième siècle.On peut légitimement penser Murnau et Lang !
Il est nécessaire d’insister quant à la prégnance de plusieurs plans en surimpression particulièrement significatifs. Je pense au plan ou le visage d’Emily Blunt pénètre le visage des tenants du secret ( Hugo , interprété par Colin Firth et cetera )…
« …Chaque fois que je vais au cinéma, c’est magique, peu importe le sujet du film ». ( du réalisateur de Le pont des espions ).
La musique exta- diégétique :
John Williams a créé de meilleures compositions musicales avec le réalisateur de Jurassic Park ou celles avec Georges Lucas évidemment auparavant ! Toutefois , il convient de rappeler que ce compositeur a plus de 94 ans . Je m’aperçois , au moment où j’écris ce texte , que cette musique a été conçue pour coller de manière uniquement illustrative et minimaliste dans ce cas . Elle est donc proposée avec opportunité et nécessité! Comme quoi, je puis écrire, parfois , des inepties ! Je pense avoir le mérite de m’en rendre compte !A suivre …
Les animaux :
Le petit cardinal joue le rôle du catalyseur ad hoc auprès de la psyché de Margaret Fairchild …Évidemment l’oiseau , pas le prélat ! Par ailleurs , certains cerfs et renards revêtent l’apparence d’ une sorte d’écran psychologique entre les humains et les formes de vie extraterrestre….
Par ailleurs , leurs présences renforcent le côté conte du film du réalisateur de Le terminal et du Bon gros géant …..
Le prélude :
Une idée étonnante ! Un combat de catch rude …et paf …….Un plan brute et rapide en contre - plongée ..Le pied du catcheur fond vers la caméra puis la tape fortement .. comme pour écraser l’indésirable…Métaphore prémonitoire…..Observons que dans la plupart des films du réalisateur d’Indiana Jones, les personnages regardent vers le ciel , en tout cas autour d’eux et ,ici , ils mirent les écrans vidéos et ceux des smartphones …Ainsi , ils baissent la tête …Le réalisateur de Jurassic Park, le monde perdu voudrait donner des vitamines à notre curiosité et à notre créativité !
Les plans séquences :
De percutants plans séquences jouent avec les vitres , les miroirs, les artefacts de lumière face aux humains en espace clos qui tranchent vis à vis des scènes où pullulent des sortes de lucioles comme petites métaphores d’une présence bienveillante et empathique… On nous infuse, progressivement et profondément, la sensation de ne plus avoir peur de l’inconnu sans verser dans la béatitude superficielle…..
La quête :
Deux humains ont vécu et reçu une rencontre du troisième type en étant enfant . L’un comprend le langage galactique du savoir , l’autre télépathe tout et pourrait être une sorte de « messie/passerelle » pour essayer de sauver l’humanité de certains de ses travers cyniques puis entrer dans le concert humaniste universel et cosmique !
Le secret :
Tout sera révéler , il suffit d’écouter en dehors de soi et en soi-même !
Écouter sans préjuger. Écouter intensément…la diversité des formes de vie , ici et maintenant, ici et là-bas…
La présence des extraterrestres :
Nous sommes dans une fiction évidemment. Mais ce long métrage prolonge la réflexion de la série X files et pose la question essentielle, à savoir : sommes - nous seuls dans l’univers ? Selon le principe de parcimonie et l’équation de Fermi , la présence de civilisation extraterrestre intelligente est plus probable que leur absence …. Carl Sagan a écrit : « l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence ». Seconde question : sommes - nous en présence de ces êtres extraterrestres actuellement ?Pour le moment, je n’ai aucune preuve dans un sens ou dans un autre ,….mais tout est possible
" ….Nous sommes une espèce jeune , un singe technologiquement sophistiqué , bipède doté d’un cerveau , avec un impact planétaire et des aspirations extraterrestres. » ( de Timothy White ).
La plénitude humaniste :
A l’instar de Margaret Fairchild , la seule option pour l’humanité, pour vivre durablement dans cet univers, réside dans la pratique ,au quotidien , de la bienveillance lucide et de l’écoute humaniste partagée et de chérir la curiosité sans volonté de toute puissance !Ainsi plaide ce film du réalisateur de Sugarland Express.
Les avis :
- Ce long métrage est probablement le plus positivement étrange et atypique du réalisateur d’ Il faut sauver le soldat Ryan,
- cette œuvre cinématographique peut dérouter mais il convient de découvrir ce qui se cache , discrètement visible , au fil de certaines scènes où les traits lumineux et les symboles en surimpression habitent tel ou tel plan séquence du réalisateur de Ready player One,
- ce film du réalisateur de La liste de Schindler infuse une sensibilité cachée ..
- voilà un film « somme » sur les préoccupations de ce cinéaste de Lincoln , quant à la vie dans le cosmos,
-voici un Objet Filmique Non Identifié ardu à décoder mais efficace par le réalisateur de Pentagon papers , et
- quels sont les raisons, complètes et profondes , qui ont conduit le réalisateur de La couleur pourpre a proposer cette fiction, cette année ? La question que je me pose tourne autour des pensées et des actes , individuels et collectifs, générés par la possibilité de divulgation irréfragable de la présence extraterrestre sur toute la surface psychique du genre humain…..Comment réagir à une telle question ? Il n’y a pas, si longtemps, la planète Terre était perçue comme le centre de l’univers . Tout tournait autour d’elle …Puis ensuite ce fut le Soleil le centre ….Puis Copernic …Galilée …Newton ….Einstein et cetera ….ont modifié et affiné tout cela ….Ici et maintenant, la Terre tourne autour d’une étoile jaune quelconque qui gravite dans un bras galactique de la Voie lactée qui tourne, elle - même , autour d’un amas de galaxie et cetera et même , certaines théories astronomiques soulèvent l’hypothèse des multivers , des univers parallèles et cetera ….En 1995, la première exo- planète est découverte … A ce jour , plus de 5 000 exo - planètes sont observées . Les scientifiques proposent qu’ environ une étoile sur deux est dotée , comme le Soleil, d’ un système planétaire…Faisons le calcul ….Des millards d’étoiles dans la Voie Lactée …Des milliards de galaxies ….Qui sait , des multivers et cetera ….
Ami.es lecteur.rices ne lisez point la suite , si vous n’avez pas déjà découvert Disclosure Day…Dans 2001, l’odyssée de l’espace , le génial Stanley Kubrick proposait un monolithe sombre et mat comme « porte » vers des entités inconnues et la dernière image visualisait un « fœtus astral » face à la Terre avec les accords de l’énigme de l’univers d’ Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss ….Ici , une interphase se voit plusieurs fois et le dernier plan représente le visage de Margaret Fairchild ( Fair…Child ) vu dans l’écran de contrôle de la caméra et ,également, au réel du film….Elle prononce les six lettres…Listen ( écoutez ) ….
Ainsi dialoguent les œuvres du septième art entre elles …Ainsi , nous dialoguons entre nous ….Ainsi les civilisations galactiques échangerons entre elles , le moment venu ….. Mais comme , actuellement , nos connaissances scientifiques fondamentales sont fort limitées,je propose l’ aphorisme suivant:
Écoutons - nous pleinement, avec ou sans artefact, mais avec une lucidité ouverte ! Soyons curieux et aimons les recherches pour comprendre un petit peu mieux ce qui nous entoure !En ce sens la clôture du film est simplement génial ….Listen ! Écoutes …Écoutez ….Ecoutez totalement ……..n’ayons point peur de l’inconu……..Listen ….
Merci pour la lecture.
Gérard Michel
Pièces jointes:
Steven Spielberg : "Disclosure Day, c’est de la science-spéculation"
premiere.fr
https://www.diverto.tv/plateformes/youtube/sofyanfaitducinema/l-histoire-de-steven-spielberg-jurassic-park-e-t-indiana-jones-disclosure-day
Et
Disclosure Day : la critique du film
cinedweller.com