La révélation urbi et orbi promise par Disclosure Day ne vient qu'en toute fin de projection, mais ce dénouement est grandiose, porteur d'émotions et constitue comme une passerelle d'empathie avec E.T. et Rencontre du troisième type. Mais avant cela, le film commence par toute une partie WTF et une deuxième axée sur l'action, avec des raccourcis scénaristiques peu convaincants et des résolutions de situations extrêmes qui ne le sont pas davantage. Si le cinéaste était Julien Quartefeuille et non Steven Spielberg, il y aurait de quoi s'ennuyer ferme ou rejeter le film dans son entièreté, mais voilà, la virtuosité du réalisateur américain fait presque tout passer et ébouriffe même dans ses passages classiques de course-poursuites échevelées. C'est finalement sa croyance chevillée au corps que la compréhension, ma tolérance et la vérité sauveront le monde qui touche le plus, car derrière l'apparence du blockbuster et son complotisme peu confortable, se cache une œuvre somme toute très personnelle, qui renvoie donc à certains autres des films de Spielberg. Le monde n'est (peut-être) pas prêt, nous dit le cinéaste, surtout en ces temps de chaos, mais à travers son prétexte de SF, lui a toujours confiance dans notre humanité. Un message encapsulé dans un film imparfait, mais dont l'interprétation ne souffre d'aucune faiblesse, celles d'Emily Blunt et de Josh O'Connor, en premier lieu, mais aussi d'un Colin Firth très goûteux en méchant d'anthologie.