2
le 12 juin 2026
SuivreRencontres du Pire Type !
Je vais débuter cette critique par une question un peu provocante : si cette purge n'avait pas été réalisée par Steven Spielberg, mais à la place par n'importe quel réalisateur de dixième zone,...
Parfois, quand je rédige une critique après coup, je ne sais pas trop quoi dire du film que j'ai vu. J'ai passé un bon moment, les acteurs sont bons, principalement Emily Blunt, mais une fois sorti de la salle, le verdict s'impose de lui-même : c'est du Spielberg quoi... Avec tout ce que ça implique.
Ses obsessions habituelles sont là, au complet : la fascination pour l'inconnu, le sentiment du merveilleux, la famille fragilisée, la méfiance envers les institutions. Des thèmes largement explorés, aucune surprise. Ce qui est plus gênant, c'est que Disclosure Day semble moins les habiter que les cocher. Car Spielberg a longtemps été un maître de la lisibilité. Même dans ses scènes les plus complexes, on savait toujours où regarder ; et surtout pourquoi. Ici, l'accumulation d'effets numériques, de révélations en cascade et de mouvements de caméra finit parfois par brouiller cette clarté narrative. Quand les séquences CGI s'étirent et se densifient, l'attention glisse insensiblement du récit vers le spectacle : on cesse de se demander que veulent les personnages ? pour se demander qu'est-ce que je suis en train de regarder ?
La scène du train échappe à ce travers , c'est le vrai moment cinématographique du film. Et la question sur la foi face à l'altérité radicale offre une résonance inattendue. Mais ce sont deux îlots dans un film qui se noie ailleurs sous ses propres couches de numérique. Si je voulais être cruel, je dirais que Spielberg s'y autocaricature. Ce serait excessif, le film est plus fin que ça. Mais pas de beaucoup.
Créée
le 14 juin 2026
Critique lue 11 fois
2
le 12 juin 2026
SuivreJe vais débuter cette critique par une question un peu provocante : si cette purge n'avait pas été réalisée par Steven Spielberg, mais à la place par n'importe quel réalisateur de dixième zone,...
7
le 9 juin 2026
SuivreLe nouveau Spielberg Disclosure Day était sans doute ma plus grande impatience cinématographique de l'année. Plus que L'Odyssée de Nolan, davantage que Digger le prochain Iñárritu, et au moins autant...
7
le 12 juin 2026
SuivreLes temps sont durs pour Hollywood : alors que les franchises s’enlisent, les propositions de blockbusters originaux se plantent et que ne surnagent que des biopics sans âme, même un patron de l’âge...
6
le 17 mars 2026
SuivreJ'ai tenté de comprendre ce qui pouvait engendrer ce masculinisme à la con qui semble tenter quelques mâles alpha...Je ne peux pas dire que Louis Theroux m'en ai apporté la réponse, il reste trop à...
9
le 20 nov. 2021
Suivre"Dernier train pour Busan" n'était pas exceptionnel mais tenait la route, avec une réalisation à la hauteur. Cette fois Yeon Sang-Ho s'affranchit totalement des codes habituels. Et si la réalisation...
7
le 12 oct. 2025
SuivreAu premier épisode, j’ai commencé par trouver ça un peu kitsch ; un mélange de cape, de poussière et de dialogues un peu appuyés ; mais rapidement, la série finit par prendre. Et même plutôt...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème