Un ingénieur lanceur d’alerte et une présentatrice météo (messianique) se retrouvent au coeur du plus gros complot de notre siècle.
Steven Spielberg et les aliens, c'est une longue histoire d’amour, comme en atteste sa filmographie : Firelight (1964), Rencontres du troisième type (1977), E.T. l'Extra-Terrestre (1982), La Guerre des mondes (2005) ou encore Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (2008).
Alors quoi de plus normal que de le retrouver à l’orée de ses 80 printemps avec une énième histoire de p’tits bonhommes verts, le tout, sur fond de complot états-uniens où se mêlent une organisation non gouvernementale et le ministère de la Défense.
Je serais plus circonspect vis à vis de Spielberg où trop souvent, le public (et les médias) ont tendance à crier au génie. Avec Disclosure Day (2026), s’il nous offre un film à grand spectacle, on en ressort néanmoins épuisé. Près de 2h30 de film pour accoucher d’une conclusion qui nous laisse clairement sur notre faim. Pendant tout ce temps, il aura fallu se farcir un récit décousu et terriblement long à se mettre en place, des invraisemblances à tel point que l’on jurerait que c’est un réalisateur de se seconde équipe qui était aux manettes
(lorsque Daniel, en haut d’une prairie, découvre que les services secrets les ont repéré, préfère leur voler une voiture (alors même que leur fuite est perdue d’avance) plutôt que de s’enfuir ou lorsque Daniel & Jane abandonnent leur véhicule au bord d’un précipice et se cachent derrière un rocher, à seulement 1m de distance des assaillants)
et des scènes full CGI terriblement surannées
(lorsque Daniel fonce en voiture dans la maison ou lorsque la voiture se fait percuter par le train),
pour un blockbuster tel que celui-ci, c’est assez dingue de se retrouver face à des séquences aussi laides et des scènes d’action aussi laborieuses. Sans parler de toutes ces bondieuseries qui étaient d’une lourdeur pachydermique.
Malgré tous ces défauts, il faut bien l’admettre, le film fait le job, on ne passe pas un désagréable moment, mais face à un film aussi conséquent, ses défauts ne peuvent être mis sous le tapis. Enfin, on pourra signaler l’excellente distribution (éclipsée par la performance d’une Emily Blunt remarquable).
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