J'étais à l'avant-première de Disclosure Day au Grand Rex à Paris. J'ai vu Steven Spielberg, j'ai vu son équipe, mais j'ai eu du mal à rentrer dans le film pour diverses raisons liées à la séance.

C'était, malgré tout, un des films de SF les plus intrigants que j'ai vus depuis longtemps. Autant j'avais bien aimé tout l'aspect technique, autant j'avais l'impression d'un film brouillon, qui part dans tous les sens, avec plein d'incohérences. J'en étais sorti avec une impression plutôt positive malgré tout.

Lorsqu'on m'interrogeait, je répondais : bon film, mais qui ne plaira pas à tout le monde et à mon avis, pas à la nouvelle génération.


Et puis, une semaine est passée. Le film est sorti. Les critiques sont sorties. Les premiers avis spectateurs aussi... Et j'ai décidé d'aller le revoir pour me faire un avis définitif.


Techniquement, je passe rapidement : c'est impressionnant de maitrise.

Mention spéciale au plan de fin façon CNN qui est une masterclass !

Pour l'histoire, Spielberg nous avait donné un indice, largement relayé dans les médias : il a commencé son film par la fin.

Et c'est ce qui m'a marqué, ce dont on n'a plus l'habitude... Il faut connaitre la fin pour comprendre totalement Disclosure Day. Au premier visionnage, il faut être concentré, mais des questions demeurent.


C'est pour ces raisons que ce film divise et divisera : les spectateurs de 2026 ont l'habitude de films Netflix/Disney prémachés et n'ont pas envie de se creuser la tête. A l'heure de la surconsommation et de la rationalisation du temps d'écran, le spectateur de 2026 ne revoit pas les films : il voit une fois, se fait son avis tranché et passe au suivant.


Lorsqu'on reprend l'historique de Spielberg, rien de neuf en réalité :

- Rencontre du 3e type est chiant,

- ET est facile,

- La couleur pourpre est bête,

- Schindler est propagandiste,

- Jurassic Park n'a aucune profondeur et les enfants sont insupportables,

- Saving private Ryan est bavard,

- La guerre des mondes est ennuyeux, le hero ne sert à rien et la fin est ridicule...

etc.


Spielberg divise. C'est ainsi. Doit-il plaire au plus grand nombre ou donner vie à ses projets les moins bankables avant se prendre sa retraite ? Chacun son avis.


Pour moi, c'est un film à voir. Qu'on aime ou pas, on apprécie de voir les spectateurs qui en discutent à la sortie de la séance... Ca fait du bien !


SoiM
7
Écrit par

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le 15 juin 2026

Critique lue 6 fois

SoiM

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